Elizabeth Clark Johnson – Partie 2 : Femme d’affaires

Si le secteur de Pinguet, dans la municipalité de Saint-Damase, est bien connu dans la région, le nom d’Elizabeth Clark Johnson, qui y est associé, l’est peut-être moins.

Le 22 mai 1860, Elizabeth passe de nouveau chez le notaire Samuel-Isidore Glackmeyer afin d’échanger des terres avec Godfroy Bélanger, époux de Félicité Lortie et cultivateur de Beauport. Godfroy possède une terre au Petit-Village de Beauport, mesurant 14 perches et 12 pieds de front par 46 arpents de profondeur. La terre est bornée au sud par le Bourg Royal, au nord par un dénommé Estiambre, dit Sansfaçon, au nord-est par les représentants de Daniel Ross et au sud-ouest par Dominique Lortie. Il y a une maison en pierre, une grange et autres bâtisses sur le terrain. Cette terre a été acquise par sections en plusieurs transactions. Elizabeth offre en échange une terre de 4½ arpents de front par la profondeur des deux premiers rangs du canton Ashford. La terre est bornée au nord-est par la venderesse, au sud-ouest par Isidore Ouellet, au nord-ouest par la seigneurie des Aulnaies et au sud-est par le troisième rang du canton. La terre comporte une maison, une étable et d’autres dépendances. La transaction est chiffrée à 357 livres, 5 shillings et 3 pence. Cela confirme les dires selon lesquels il y a eu une maison dans Pinguet avant même que les premiers habitants permanents viennent s’y établir. On ne sait toutefois pas qui de madame Johnson ou de monsieur Pinguet l’a fait construire. On peut présumer ici qu’il pourrait s’agir d’une résidence de villégiature et/ou servant à gérer l’exploitation forestière qui régnait à cette époque.

Le 18 mars 1861 est un grand jour pour les premiers tenanciers du rang Pinguet. Louis Langlois, procureur de madame Johnson, passe chez le notaire Amable Morin de Saint-Roch-des-Aulnaies pour morceler son vaste domaine et vendre neuf parcelles de terre. Dans le tableau disponible sur le site Web de L’Attisée, on énumère les propriétaires d’ouest en est avec leurs voisins de chaque côté; tous les lots vendus s’étendent sur les deux premiers rangs du canton Ashford.

Elizabeth se réserve le droit de passage et celui de poursuivre l’exploitation des terres qu’elle possède alors. Elle continue de morceler son domaine et de vendre de nombreux lots; tous les terrains s’étendent toujours sur les deux premiers rangs. Le tableau suivant ne présente que les ventes conclues chez le notaire Amable Morin.

Elizabeth a conclu des transactions chez plusieurs notaires, dont François-Léon Gauvreau de Québec. Félix Giroux, serviteur du faubourg Saint-Jean, lui avait acheté une terre de 3 arpents de front par la profondeur des deux premiers rangs; la terre était bornée au sud-ouest par Prudent Bernier et au nord-est par la venderesse. La vente avait été conclue pour 41 louis et cinq shillings. Le procureur de Mme Johnson, Louis Langlois, voit à ses affaires et passe régulièrement chez le notaire Morin pour donner quittance des sommes dues.

N. B. En consultant le site de L’Attisée, vous découvrirez le texte intégral proposé par Sylvain Lord, dans lequel sont présentées des informations supplémentaires, les références et des tableaux retraçant les transactions effectuées par Mme Clark Johnson.

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