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Portrait d’entreprise – à la découverte de Manu Atelier Culinaire
par Journal L'Attisée le 2025-11-22

PAR AMÉLIE HARVEY

Manu Atelier Culinaire a su faire sa marque à Saint-Jean-Port-Joli depuis son ouverture en 2018. L’Attisée a rencontré sa propriétaire, Emmanuelle Dionne.

Originaire de Saint-Jean-Port-Joli, Emmanuelle Dionne a toujours eu un intérêt pour le monde de la restauration. Avant de se lancer en affaires, l’entrepreneure a fait ses armes dans plusieurs restaurants régionaux, dont La Libellule et la Boulangerie Sibuet. « La restauration, c'était pour moi l'emploi le plus créatif en tant qu’étudiante. J’ai travaillé autant en cuisine qu’au service, ça m’a permis de savoir ce que préférais, soit le mélange des deux », évoque Emmanuelle Dionne.

Pour l’entrepreneure, implanter son entreprise en région allait de soi. « Après mes études, je suis revenue dans le coin, parce que je voulais travailler en événementiel, mais il fallait que je reste à Québec.Disons que je n’ai jamais vraiment aimé la ville aussi », dit en riant Emmanuelle.

Un concept facile d’accès

L’objectif de Manu Atelier Culinaire? Concocter des plats à saveurs locales, fait à partir de matière première. « Les gens entrent et sortent avec ce dont ils ont besoin, en plus d’être santé et frais du jour », précise la propriétaire du commerce. Manu Atelier Culinaire offre également des plats pour emporter, le service de traiteur et celui de popote roulante.

Forte de son expérience, elle se lance en affaires avec son associée et amie, Marie-Andrée. Ainsi prend vie Manu Atelier Culinaire dans le local actuellement occupé par l’organisme Soupe au bouton.

« J'avais tout le temps eu l'impression qu'à 30 ans, j'allais démarrer une entreprise. Nous avions une vision de petite entreprise familiale. Je voulais mettre un petit mot sur la porte, [De retour dans quinze minutes, je m'en vais chercher les enfants, puis je reviens]. Après une journée, j’ai réalisé que ça allait être pas mal plus gros que ce que j'envisageais. On était deux, puis vite on est devenus quatre, cinq, six », s’enthousiasme Mme Dionne.

Engouement monstre

Dès l’ouverture du commerce en octobre 2018, le succès a été instantané. « À notre premier dîner, on a vendu 100 repas! On pensait vendre ça en genre deux, trois jours. Dès l'ouverture, il y avait une file de 11 h à 14h dehors », se remémore Emmanuelle Dionne.

Face à la réceptivité de la communauté, l’entreprise s’est adaptée. « On s'est équipé pour, après ça, que ça aille mieux, qu’on subvienne à la demande. Les gens ont très bien répondu, mais ils ont été indulgents avec moi. J’avais un bébé de six mois, un à la garderie et un qui entrait à l’école. Mon conjoint m’a toujours soutenu dans mes projets, la communauté aussi. Maintenant, mon équipe a grandi, mes enfants sont plus vieux. Je me souviens que c'était rock and roll à l’époque », relate-elle.

Après quelques années, l’entreprise a élu domicile dans un nouvel immeuble et a embauché plus d’une dizaine d’employés. Le commerce occupait les locaux en face de la Société des alcools (SAQ) auparavant.

L’appui de la communauté

Pour la propriétaire de Manu Atelier Culinaire, le soutien de la communauté joue un rôle primordial dans le développement et le succès de son commerce. « Beaucoup de monde est venu m'aider bénévolement dès le début. C'est fou quand même! Elles me disaient, qu'est-ce qu'il faut que je te fasse? Éplucher des carottes? Faire des desserts pour enfants? Ils ne me connaissaient pas, mais ils croyaient en mon projet. Ils disaient, on a besoin de ce service-là dans notre milieu. Je me fais un devoir d'être capable de redonner, à la jeunesse, aux activités parascolaires. Une communauté, ça vit avec les entreprises qui y sont », témoigne-t-elle.

Malgré une demande de la part de sa clientèle, Emmanuelle Dionne ne souhaite pas ouvrir une succursale supplémentaire. « Oh, non, je ne pense pas à développer davantage. Beaucoup aimeraient ça, j’ai des clients qui font la route de Rimouski jusqu’à Sherbrooke. Ils apportent leur glacière pour venir chercher leur stock! Ils viennent à Saint-Jean chercher leur nourriture, mais ils doivent aller ailleurs aussi dans le village, on fait rouler l'économie locale », dit l’entrepreneure en riant.

Emmanuelle Dionne n’entend pas tirer sa révérence de sitôt. « Dans les prochaines années, j’aimerais avoir quelqu'un pour m'épauler ou quelqu'un qui prend la relève éventuellement. J'ai quand même de bons employés. Pour le moment, je suis encore très jeune, je veux continuer à travailler », conclut-elle.



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