Une ruche bourdonnante
par Journal L'Attisée le 2024-11-25
Par Clémence Lord, publication originale en décembre 2011
/ Nous sommes en tout début d’après-midi. Comme chaque premier mercredi du mois, des abeilles besogneuses entrent à la ruche. L’essaim compte entre 35 et 45 individus, exceptionnellement mâles et femelles, provenant de trois territoires différents. Pour certains, cette visite mensuelle se répète depuis plus d’une décennie et au moins 2 ou 3 d’entre eux ont atteint l’âge vénérable d’octogénaire. D’autres viennent de se joindre au groupe, une façon pour certains de faciliter leur intégration à leur nouvelle localité. Tous participeront avec entrain à la chaine de montage qui démarrera sous peu à la vitesse grand V.
Car c’est ici, à la Maison Communautaire Joly, que les bénévoles du journal L’ATTISÉE travaillent. Cette chaine humaine de montage opère autour de 3 immenses tables où sont alignées les 45 à 60 pages (selon les mois) déjà imprimées du futur journal. On y fait l’assemblage, le brochage et le pliage des quelque 2?700 exemplaires qui seront ensuite déposés dans des boîtes avant d’être acheminés au bureau de poste de Saint-Jean-Port-Joli pour être distribués dans les 3 localités desservies. Le tout s’effectue, en général, à l’intérieur de 2 heures : c’est dire qu’on ne chôme pas?! Pour maintenir la motivation, un léger goûter est servi à la pause?; c’est aussi l’occasion de rire un bon coup ou de faire connaissance avec un nouvel arrivant. On en profite aussi pour procéder au tirage de prix de présence.
Depuis sa première édition en janvier 1984, où 1080 exemplaires étaient livrés uniquement à Saint-Jean-Port-Joli, L’ATTISÉE a fait des petits?; desservant aussi Saint-Aubert depuis 1986 et Saint-Damase depuis 2008. En amont de toute cette effervescence, c’est Thérèse Lévesque qui assure, avec le plus grand soin, la conception et la mise en page du journal. Cette tâche essentielle de même que l’impression nécessitent un investissement monétaire. S’ajoutent à ces tâches, la conception et la mise à jour mensuelle du nouveau site web effectuées par Bertrand Rose. L’adresse électronique est la suivante : lattisée.com. Une équipe de cinq bénévoles chevronnés : Valérie Bélanger, Azéline Le Blanc, Benoît Lévesque, Donald Pelletier et Huguette Soumis, assument la révision et la correction des textes. Trois journalistes amateurs se partagent à tour de rôle le billet ainsi que diverses chroniques, de même que la couverture d’activités culturelles, sportives, etc. Ce sont Rose-Hélène Fortin, Jean-Guy Toussaint qui en plus agit aussi souvent à titre de photographe et Clémence Lord.
D’autres collaborateurs se joignent régulièrement à cette petite équipe de rédaction et la relève semble brillamment assurée par Bryan Rioux, étudiant à l'école secondaire Bon-Pasteur. Toutes ces personnes visent le même but : diversifier l’information, encourager le développement culturel, stimuler la création littéraire et créer des liens entre les divers organismes de la région. Et, comme le mentionnait le président fondateur Alain Raby, «?donner la chance à chaque citoyen d’exprimer son point de vue.?» Journal d’opinion, semeur d’idées.
Puisque 2700 exemplaires sont livrés chaque mois gratuitement, d’où proviennent les principales sources de financement me direz-vous?? Tout d’abord des personnes qui y achètent régulièrement de la publicité puis de celles qui se procurent une carte annuelle de membre au coût de 10 $ : belle façon de contribuer à la survie de cet outil local de communication. Et enfin, comme dernière source et non la moindre, d’une subvention du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.
Un conseil d’administration chapeaute le tout, présidé par Benoît Lévesque (depuis 1994)?; Jean-Guy Toussaint, vice-président?; Jean-Pierre Bilodeau, secrétaire?; Donald Pelletier, trésorier?; et 5 administrateurs provenant des 3 paroisses : Marie-Claire Pelletier, digne de mention spéciale car elle est la seule bénévole à être encore présente depuis les débuts?; Azéline LeBlanc?; Norbert Gagnon?; Rose Lord et Clémence Lord.
En terminant, à quoi peut-on attribuer le succès et la longévité (27 ans) de notre journal?? À n’en pas douter, à la qualité des bénévoles qui y donnent de leur temps à tous les niveaux. Entre autres, ceux qui y œuvrent davantage dans l’anonymat au sein de l’équipe d’assemblage (pour les identifier, consultez la liste des noms à la page 2 du journal). Beau temps, mauvais temps, la majorité est fidèle au poste. Plusieurs m’ont aussi souligné : «?Ici, on sent que notre travail est apprécié et reconnu par les membres du conseil d’administration?». Cette reconnaissance s’exprime de façon tangible : 3 activités sociales sous forme de soupers dont une visite à la cabane à sucre. Ces activités donnent ainsi l’occasion aux bénévoles de fraterniser et de créer de nouveaux liens. Deux forfaits cadeaux sont aussi tirés en cours d’année.
L’ATTISÉE a donc fêté ses 25 ans en 2009. On ne peut que souhaiter que notre journal et ses bénévoles demeurent une ruche bourdonnante d’activités qui procure à ses lecteurs toujours plus de lumière, comme l’ont souhaité ses créateurs.

