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Que nous souhaitons-nous?
par Journal L'Attisée le 2022-01-02

Vous vous rappelez le 31 décembre 2019? Ça nous paraît si loin, une époque révolue. Familles, amis rassemblés pour accueillir la nouvelle année qui se pointait avec ses gros sabots. Comme toujours on constatait comme le temps passe vite, combien les jeunes nous poussent dans le dos et nous font prendre conscience de l’inéluctable passage des grains de sable dans l’étroit goulot de notre sablier. D’ailleurs, en vieillissant, on a l’impression que le laps de temps se rétrécit entre ses retournements annuels.

Minuit sonné, comme toujours, on échangea les vœux. Oh, on les connaît, ils peuvent sembler convenus, éculés, ils n’en sont pas moins sincères. On se la souhaitait vraiment bonne et heureuse cette année 2020, santé, succès et projets à la clé. Little did we know, comme on dit en latin (!)... Nous étions loin de nous douter de ce qu’elle nous réservait, de ce qu’elle cachait dans sa besace. Dès ses premiers pas, des rumeurs inquiétantes nous parvinrent, nous imposant vigilance et prudence. Puis les rumeurs se transformèrent en coups de semonce qui confirmaient craintes et supputations.

Bon, on ne reviendra pas sur tout ce qui s’ensuivit, on les a vécus les angoisses, les restrictions, les pertes et les bouleversements. Cela a pris tellement de place qu’on a parfois du mal à se remémorer les bons moments qu’on a tout de même connus. L’exercice vaut la peine d’être fait : rappelons-nous le dévouement, l’entraide, les efforts déployés dans toutes les sphères du quotidien. Souvenons-nous aussi qu’au niveau individuel des épisodes lumineux nous ont parfois aidés à tenir le coup.

Le temps pendant ce temps a suivi son bonhomme de chemin et nous nous sommes retrouvés à la veille d’une autre année. Période des Fêtes bien différente : rassemblements limités à quelques convives, voire réveillon et repas festifs en mode Zoom. Et qu’avons-nous souhaité en amorçant l’an 2021 presque timide de se montrer? Un vaccin au plus sacrant, bon sang! Allez, les laboratoires, concoctez-nous quelque chose que nous puissions retrousser nos manches pour accueillir cette aiguille si fine qu’on la sent à peine mais porteuse d’un goût de liberté. On s’affaira un peu partout, diverses recettes furent mises à l’épreuve, analysées, scrutées et approuvées. La campagne de vaccination se mit en branle dans l’enthousiasme général... ou presque. Heureusement la plupart des gens comprirent qu’il s’agissait d’une contribution citoyenne, que de l’addition des efforts individuels dépendait le bien-être collectif.

Et maintenant au moment, encore une fois, de remplacer le calendrier, que nous souhaitons-nous? Je dirais de la bienveillance, de l’empathie, de la solidarité. Que ceux qui hésitent encore se décident à tendre le bras vers la petite fiole pour quelques secondes à peine. Espérons pouvoir ainsi à nouveau fréquenter des gens dont on s’est éloigné par prudence et par considération pour la communauté qui a besoin de l’apport de tous pour aspirer à des jours meilleurs. Vivement qu’on passe à autre chose.



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Rachel  Grou  
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